Ma personne s'asphyxie dans un méandre de tas de cendre. Je me soustrais à une monde abstrait, loin de la perfection. Pourquoi ce refus absolue ? au royaume des aveugles les borgnes sont les rois. J'avance pour ensuite reculer, contradiction toujours permanente. Ma personne amorphe se renferme sous un voile, se laissant découvrir qu'à la rosée du matin, ou à la nuit tombée. Je suis trop analytique, analysant tout ce qui bouge comme à la recherche d'une quelconque manière de me résonner moi - même. A chaque jour sa peine, mais la douleur ayant pris totalement ton corps en possesion, en le soumettant à sa force, s'impregnant même dans tes particules, est loin d'être facile à lutter.
L'air ne fait pas la chanson, et si j'étais une chanson je serai celle qu'il écoute sans arrêt, Come What May.
Pas de rose sans épines, point de plaisir sans peine, point d'avantage sans inconvénient.
Le remède est pire que le mal : ce qu'on propose pour améliorer une situation fâcheuse ne fait que l'empirer. Alors autant laisser le temps s'écouler.
Sa présence me manque terriblement, et une dernière chose pénible qui vient s'ajouter à toute une série suffit pour qu'on ne puisse plus supporter l'ensemble.
En me faisant tatouer, je proclame lui appartenir à vie.
Texte : Moi
Photo : Moi